J’ai cherché ce printemps le pic vert: en vain . En allant contrôler des coins que je connaissais, j’entendis un cri un peu étranglé. Je pensais de suite à un jeune pic noir; les cris venaient d’un grand foyard isolé, un arbre avec les premières branches assez haut, comme ceux choisis par cet oiseau pour creuser sa loge.
Le trou était à l’opposé de moi et je dus faire un grand détour dans une végétation dense pour me mettre en face. Le jeune pic noir était à la fenêtre et attendait sa nourriture. il était déjà gros. j’allais de suite chercher le matériel, installai le trépied à bonne distance et attendis. il y a toujours une montée d’adrénaline lorsqu’on monte le matériel , car l’oiseau peut toujours arriver lorsqu’on est en train d’installer…Cette fois pas.
Un quart d’heure plus tard, l’oiseau fit retentir son cru-cru caractéristique et se posa à l’entrée de la loge. Il donna la becquée puis s’en alla .Je contrôlais immédiatement l’exposition des premières images. Un coup d’oeil à l’écran me suffit. Encore une demi-heure et le mâle cette fois vint nourrir ses petits. Deuxième séquence. il était environ trois heures, en cet après-midi orageux .
Je m’assis tout en surveillant attentivement le retour des oiseaux. Une heure passa sans que rien ne se passe. Une deuxième heure encore. Le temps commence d’être long quand rien ne bouge… vers 6 heures , le tonnerre commença de gronder et les nuages noirs obscurcissaient le ciel.
Je m’en allai donc et redescendis la montagne, très heureux quand même d’avoir réussi 2 jolies séquences de cet oiseau toujours aussi spectaculaire.


