Le lendemain et les jours suivants, j’allais voir les hiboux pour les photographier avant la nuit, pour ne plus utiliser de flash si possible. D’abord, les retrouver. Par chance , les premiers jours, ils restent très cantonnés tout près du sapin où je les ai vus la première fois. Il y a toujours un moment d’interrogation et de suspense pendant le trajet en voiture; pourvu qu’ils soient toujours là !! Pourvu qu’un autour ne passe pas par là ! Ah! les voilà . Ils sont là . J’ai maintenant plus de temps et je travaille sur un trépied, pour assurer, même si j’utilise un petit téléobjectif de 300 mm f:4 dont j’ai beaucoup l’habitude.
Ils me regardent avec leurs grands et magnifiques yeux oranges. Leur regard exprime la curiosité , mais pas la crainte; ils ne connaissent pas encore la peur de l’homme. Je peux les approcher à loisir. Seulement, ils sont parfois mal positionné et posés maladroitement dans de jeunes arbres , masqués par des branches. Là, je resterai de longs moments à les regarder, ces petits seigneurs.

